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Posted on Avr 24, 2012 in Coups de Scan | 0 comments

Coup de Scan : Bêta Ouverte de Diablo 3 (Partie 2)

On se retrouve pour la deuxième partie de mon compte-rendu sur la bêta ouverte de Diablo 3 (première partie ici).

Les objets présents dans la bêta ne sont pas très intéressants

La personnalisation des caractéristiques devra donc se faire par l’intermédiaire de l’équipement que l’on pourra trouver, acheter ou fabriquer.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que les objets qui se trouvent actuellement dans la bêta sont sans aucun intérêt.

+5 à la force, de 2 à 3 dégâts arcaniques en plus, +15% à la vitesse de régénération de la ressource, bref, rien de bien palpitant.

Bien sûr, ces objets ne sont là que pour que les monstres aient quelque chose à droper et on ne peut qu’espérer voir des propriétés magiques plus intéressantes dans la version finale, ce qui sera sans doute le cas.

Je ne m’attarderais donc pas trop sur ce point.

Un mode coopération pour les joueurs qui se détestent

Comment expliquer autrement le fait que chaque joueur voit ses propres loots mais pas ceux des autres membres du groupe?

Le concept peut à la limite s’expliquer quand il s’agit d’objets rares, et encore, des joueurs qui se connaissent et qui conversent via Skype, Teamspeak ou Ventrilo seraient capables de se mettre d’accord sur le juste bénéficiaire de l’objet en question.

Mais quelle frustration lorsque des pièces d’or tombent d’un cadavre que vous n’aviez pas repéré, et que vous devez retourner en arrière pour les récupérer. Un système de partage de l’or similaire à ce que l’on trouve dans un MMORPG aurait été tellement plus satisfaisant.

De même pour les objets rares, on aurait pu disposer d’une option pour activer le partage universel des loots.

On a parfois l’impression que Diablo 3 marche sur la tête, avec son mode solo qui oblige le joueur à être constamment connecté à internet et son mode coopération qui donne à chaque joueur une vision différente des résultats de chaque combat.

Une bonne idée par contre, c’est la possibilité de choisir à quelle quête vous souhaitez reprendre votre partie.

Ainsi, vous pouvez si vous le souhaitez, reprendre du début, afin peut être d’accompagner un autre joueur qui commence à peine son personnage.

Les parties sont organisables et joignables très facilement via un système d’amis similaire à ce que l’on peut trouver sur les jeux steamworks : il suffit de créer un groupe en invitant vos amis via la liste d’amis et de lancer la partie.

Si l’un de vous est déconnecté, il pourra très facilement se reconnecter en rejoignant à nouveau votre partie.

On ajoutera à ça la possibilité de se téléporter directement à côté d’un joueur en cliquant sur sa bannière en ville, histoire d’éviter toute perte de temps supplémentaire.

Et si vous n’avez pas d’amis ou que vous souhaitez jouer avec des inconnus, il existe aussi un système de parties publiques.

Bref, tout ce que l’on attend d’un Hack’N’Slash, malgré des décisions curieuses sur la gestion des loots, un aspect pourtant capital dans tout bon jeu du genre.

Un système de combat jouissif au corps à corps

Ce week-end j’ai eu l’occasion d’essayer le moine, le barbare et le sorcier.

Si j’hésitais entre 3 classes avant de jouer enfin à Diablo 3 (barbare, sorcier et chasseur de démon), j’hésite maintenant entre le barbare et le moine, pour une raison qui tient en un mot : Splatsh!!

Les animations des attaques de mêlées sont incroyablement viscérales, pleines de punch et extrêmement satisfaisantes, envoyant chaque ennemi voler à plusieurs mètres, souvent en oubliant d’emmener la moitié de son corps.

Les projections de sang sont dynamiques et dépendent de l’angle duquel est porté le coup, certaines compétences transformant littéralement un zombie en squelette, ne laissant que des restes de chaire sanguinolente.

Le moine obtient rapidement une rune lui permettant de se téléporter sur son adversaire à chaque usage de la compétence associée, rendant le gameplay dynamique et rapide, alors qu’une compétence de style charge lui permet de naviguer au travers des masses d’ennemis.

Et si le jeu peut sembler un peu facile lorsque l’on n’affronte que quelques ennemis à la fois, il suffit de se retrouver au milieu d’une horde de monstres sortant du sol tout autour de vous pour que vous sentiez la pression monter.

Même si je n’ai que très rarement utilisé des potions de soins, ces affrontements contre des hordes toujours plus grandes qui sont la signatures des bons Hack’N’Slash sont ici parfaitement exécutés, et les vétérans de Diablo 2 sachent que le jeu ne commence vraiment qu’à partir du mode Cauchemar, le deuxième niveau de difficulté du jeu.

Le sorcier propose quant à lui un gameplay qui implique un peu moins le joueur, même si le fait de devoir constamment garder une certaine distance entre les ennemis et son personnage amène une quasi nécessité de disposer de compétences de contrôle, comme la Nova de glace qui permet de geler sur place les ennemis qui nous entourent.

Je n’ai pas eu le temps de tester le chasseur de démon et le féticheur mais l’ami avec qui j’ai pu jouer affirme que si le chasseur de démon donne une sensation de rapidité et de puissance de par ses esquives et ses compétences d’attaques impressionnantes, le féticheur est quant à lui un personnage moins intéressant, puisque ses invocations le mettent hors de danger la plupart du temps.

Les seules difficultés se présentent lorsque les ennemis sont capables d’invoquer des serviteurs, ou tout simplement de semer les créatures qui accompagnent le féticheur.

Bref, l’avantage est donc aux classes combattantes.

Une ambiance moins marquante avec des voix françaises passables

Une grande partie du charme de Diablo 2 vient sans aucun doute des musiques d’ambiances incroyables composées par Matt Uelmen.

Rien qu’entendre le thème original de Tristram refait surgir quantités de souvenirs, et si les musiques de Diablo 3 entendues durant la bêta sont bonnes, elles sont loin d’atteindre le niveau de la bande son de Diablo 2.

Le style graphique est aussi moins oppressant et donc un peu moins intéressant.

Quant aux voix françaises de la moniale et du féticheur… Disons simplement que, comme à mon habitude, je tenterais de mettre les voix anglaises lors de la sortie du jeu.

La moniale parle avec une sorte d’accent russe tandis que le féticheur rappelle des clichés que l’on avait sur les Africains  il y a une vingtaine d’années. Totalement déplacé et inutile.

Le chasseur de démon est quant à lui plutôt convainquant, de même pour la sorcière.

Diablo 3, un gameplay maitrisé mais une ambiance sacrifiée

Pour l’instant, et sans avoir vu le reste du jeu, je pense que Diablo 3 sera une grande réussite mais qu’il n’échappera pas aux remarques sur son ambiance, a priori inférieure à celle de Diablo 2.

Il s’agit d’un jeu simplifié, accessible à un plus grand nombre de joueurs que son prédécesseur et loin d’être le sauveur attendu par les hardcore gamers qui ont passé les 10 dernières années à tenter des configurations improbables et à faire vivre le Ladder de Diablo 2.

Cependant, si vous êtes prêts à tirer un trait sans regret sur la gestion d’inventaire façon Tetris, les points de compétences et de caractéristiques placés à votre sauce et sur une ambiance type gothique, vous aurez un jeu qui s’annonce jouissif et fun, au gameplay maitrisé et au contenu dantesque.