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Posted on Mai 30, 2012 in Tests Critiques | 0 comments

Test Critique : DeathSpank – The Baconing

Un Hack’N’Slash mêlant des éléments de Monkey Island avec les concepts éprouvés de Diablo? Une idée géniale exécutée de façon moyenne, voilà qui récapitule The Baconing à mes yeux.

J’ai toujours été un grand fan de l’humour stupide dans mes jeux vidéos, les exemples les plus flagrants étant Disgaea sur PS2 et Plants vs Zombies sur PC. Le point commun entre ces deux jeux, outre leur aspect humoristique, est l’incroyable efficacité et profondeur de leur gameplay.

L’histoire débile et les dialogues à mourir de rire de Disgaea font partie intégrante du plaisir de jeu et sont au moins responsables à 50% des quelques 150 heures que j’ai passé dessus, l’autre moitié étant attribuée au gameplay complet et passionnant mis en place par les développeurs.

C’est cette ambiance délirante et joyeuse qui me faisait revenir encore et encore, et même si Disgaea 2 proposait un gameplay amélioré, son ambiance n’étant pas au niveau de son prédécesseur, je n’ai pas réussi à passer autant de temps dessus.

Mais Elivar, pourquoi est-ce que tu nous parles de ces jeux consoles inférieurs, à nous joueurs PC?

Ne vous inquiétez pas, vous comprendrez tout en lisant la suite!

Des graphismes à la ramasse pour un design fantastique

On sent tout de suite le style cartoon inspiré par Monkey Island, les couleurs vives et les éléments du décor simples et sans fioritures.

Les environnements sont variés, les créatures fabuleusement repoussantes et les personnages sont de parfaites caricatures de NPC classiques.

Tout dans The Baconing est ridicule, des personnages principaux aux villageois génériques, c’est un style graphique unique que je ne pense pas avoir vu ailleurs.

Mais malheureusement, l’aspect technique en lui même est complètement à la ramasse, avec des textures hideuses et des modèles 3d d’il y a 10 ans.

Alors oui, on peut affirmer qu’il s’agit d’un parti pris, que les développeurs ont décidé d’utiliser des modèles et des textures très simples pour aller avec l’ambiance cheap de la série où rien n’est pris au sérieux.

Mais quand on voit la grossièreté des graphismes, la faible définition de l’interface et visiblement le fait que le moteur n’ai pas changé depuis le premier opus, Orphan of Justice, on se dit que l’expression « parti pris » pourrait facilement être remplacée par « fainéantise ».

C’est comme de dire que les graphismes de Minecraft sont du « pixel art » alors qu’en faite, soyons honnêtes, ils sont juste moches à donner mal au crâne.

The Baconing : Des textures hideuses

Un gameplay sympathique mais beaucoup trop répétitif

Un gameplay répétitif dans un Hack’N’Slash? D’habitude on appellerait ça un aspect classique voir indispensable, après tout on passe notre temps à cliquer dans ce genre de jeux.

Oui mais même dans Diablo 2 il est possible d’utiliser plusieurs compétences brisant la monotonie du simple coup d’épée, or dans The Baconing, vous aurez seulement le choix entre attaquer au corps à corps, à distance, ou avec la « weapon of justice » de votre choix.

Ces dernières disposent chacune d’une attaque spéciale pas très impressionnante qui se débloque lorsque vous remplissez la jauge violette au centre de votre barre de vie.

A part ça il est certe possibles de bloquer les attaques avec votre bouclier, pour ensuite relâcher la touche et assommer vos ennemis ou repousser un projectile si le timing est bon.

Au niveau de la personnalisation de l’avatar, vous choisirez un passif sous forme de carte à chaque niveau, qui augmentera par exemple vos dégâts au corps à corps ou diminuera ceux que vous infligent les ennemis.

En ce qui concerne les objets, il y en a tellement que vous serez tenté d’utiliser l’option qui permet d’équiper automatiquement les meilleurs disponibles à votre niveau. Leur profusion incroyable alliée au fait qu’aucun n’est particulièrement puissant par rapport aux autres fait de la collecte du loot un automatisme ennuyant. On est rarement content d’avoir trouvé un objet en particulier, ce qui fait pourtant la force des Hack’N’Slash.

Pour ceux qui recherchent la difficulté, The Baconing saura vous satisfaire en vous tuant en quelques coups si vous ne bloquez pas avec votre bouclier, en limitant les potions de soins que vous pouvez porter à 5 maximum et en disséminant des pièges mortels sous la forme de tonneaux explosifs partout où vous mettez les pieds.

Le jeu est difficile et ne se laisse pas maîtriser facilement, pouvant devenir frustrant si vous ne vous résignez pas à baisser la difficulté, ce que vous pouvez heureusement faire à tous moments via le menu des options.

Cette difficulté combinée à la grande fréquence des combats et le manque de profondeur dans le gameplay rendent l’expérience de jeu ultra répétitive et vite lassante.

The Baconing : Un gameplay trop répétitif pour une difficulté trop grande

Un scénario stupide à souhait et un doublage digne d’un point and click

La véritable force de The Baconing se trouve indéniablement dans ses doublages qui parviennent à donner vie et incohérence à cet univers complètement farfelu, au point qu’on se demande pourquoi les développeurs ont décidé d’en faire un jeu d’action bancale alors qu’ils avaient tout ce qu’il faut pour faire un grand jeu d’aventure.

En effet, ce qui vous poussera à avancer dans le jeu, ce ne sont pas les combats, qui en fin de compte se révèlent être des obstacles ennuyeux entre vous et le prochain dialogue débile, mais justement ces interactions complètement folles sublimées par un excellent doublage.

Les quêtes sont idiotes, les personnages caricaturaux et les dialogues vous feront mourir de rire. Les environnements font aussi partie de la blague, avec des noms comme « Forbidden Zone », un désert habité par les « Forbidden Citizens ».

The Baconing : L'humour est la véritable force du jeu

Conclusion

Tout au long de l’aventure, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que The Baconing s’était trompé de genre.

Plutôt qu’un Hack’N’Slash, cet univers aurait été beaucoup mieux utilisé dans un Point and Click, où ce genre d’humour peut véritablement s’épanouir.

Je n’ai pas réussi à me forcer à finir le jeu, mais vu le nombre de combats qui ralentissent la progression, je dirais qu’une 15aine d’heures seront nécessaires pour en venir à bout, et c’est beaucoup trop vu l’aspect répétitif du gameplay.

En somme il s’agit d’un jeu qui n’a pas su fournir un gameplay à la hauteur de l’humour de son univers, au contraire de jeux comme Disgaea et Plants vs Zombies.

Les plus :

      • Un humour excellent
      • Des doublages très inspirés
      • Une ambiance ridicule et très sympathique

Les moins :

      • Des graphismes complètement dépassés
      • Un gameplay simpliste et des combats beaucoup trop fréquents
      • Une difficulté parfois frustrante

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