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Posted on Mai 14, 2012 in Tests Critiques | 0 comments

Test Critique : Majesty 2 – The Fantasy Kingdom Sim

Ahhh les STR… Ce plaisir de voir ses petits bons hommes récolter des ressources et se plaindre chaque fois que l’on clique dessus, cette joie de voir que l’on peut enfin se permettre d’améliorer nos bâtiments pour passer au prochain stade technologique et engager des unités toujours plus puissantes.

Et cette frustration quand on se rend compte qu’en multijoueur, on ne vaut pas un kopeck, que notre adversaire a développé un build order environ 27 fois plus efficace que le notre, et qu’il nous rush avec 15 unités alors qu’on en est à peine à construire notre première garnison.

Majesty 2 m’a permis de renouer brièvement avec mon amour des STR, comme à la bonne époque de Warcraft 3, avec ce bruit indescriptible lorsque l’on pose un bâtiment, ce « clingbeling » lorsqu’un monstre est abattu et que des pièces d’or en tombent.

Diriger une armée de héros qui gagnent en expérience, qui se fournissent en équipement dans les boutiques que vous créez et qui partent à l’aventure en échange d’une prime, ça vous tente?

Pénétrez dans l’univers d’Ardania, où les rats parlent et les vampires sont une espèce protégée

La série des Majesty se déroule dans l’univers d’Ardania, un monde heroic fantasy relativement classique, peuplé de dragons, d’hommes-rats, d’elfes et de nains, que l’on retrouve dans Defenders of Ardania et le plus récent Warlock : Master of the Arcane.

Cependant, on est loin du sérieux de la Terre du Millieu du Seigneur des Anneaux ou même du relatif sérieux du monde de Warcraft, en effet en Ardania, tout est sujet à la parodie et un certain humour s’échappe de l’ensemble, même si l’on a parfois l’impression que cet humour est surtout là pour couvrir un manque de profondeur.

A part quelques explications dans la campagne principale et dans les descriptions des monstres, le monde d’Ardania n’est pas très recherché, plutôt superficiel.

On pourra employer l’excuse d’un jeu qui ne se prend pas au sérieux et en fin de compte, une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal.

Majesty 2 : Un système de jeu original

Une prime tu me donneras ou mon cul je ne bougerais pas

Si le début de partie rappelle le déroulement d’un STR classique, vous vous rendrez vite compte que le « Sim » du titre n’est pas là pour rien.

En effet, si vous construisez vos bâtiments et engagez des héros, vous ne contrôlez pas vos unités directement. Une fois sur la carte, chaque personnage fera un peu ce qu’il veut, visitant les boutiques que vous aurez créées s’il a un peu d’or, partant à l’aventure autrement.

C’est là qu’intervient le système de prime : Si vous voulez qu’un héros explore une partie de la carte ou aille détruire un repère de monstre, il faudra le motiver en plaçant un drapeau associé à une somme d’argent que vous déterminerez.

Plus les créatures sont puissantes et plus le point d’exploration est loin, plus il faudra débourser d’argent pour convaincre des héros de tenter leur chance.

Un système amusant en début de partie, mais de plus en plus irritant lorsque vous voulez explorer plus loin et qu’il vous faut mettre littéralement des milliers de pièces d’or sur la table pour qu’un de vos héros daigne accomplir sa tâche, ou lorsque des monstres attaquent votre ville et que personne ne vient la défendre sans une prime juteuse.

Heureusement, l’or est la seule ressource dont vous aurez à vous inquiéter et elle rentre assez facilement dans les caisses, puisqu’elle vient des taxes récoltées auprès de vos paysans, qui s’étendent automatiquement.

Les paysans qui sont d’ailleurs, à mon avis, les vrais héros du jeu : Lorsque vous placez une tour de garde en zone hostile et que le paysan qui la construit vient à mourir, un autre viendra prendre sa place, et si lui aussi y reste, une chaîne ininterrompue de patriotes continuera à construire cette tour jusqu’à sa complétion! De même pour les réparations si nécessaire.

Majesty 2 : Une difficulté très mal dosée

Une difficulté extrêmement mal dosée

Autant le début de l’aventure est paisible et agréable à jouer, autant certaines missions sont de véritables casses têtes destinées à faire de vous un expert pour ne serait-ce que passer à la suite et découvrir que la mission suivante est 10 fois plus facile.

L’exemple le plus flagrant est sans doute la mission dans laquelle vous devez affronter un dragon pour récupérer un artéfact. Votre conseiller vous informe que vous ne devez pas construire prêt du désert, sinon le dragon vous repérera et commencera ses assauts régulièrs.

Oui mais voilà, vous ne contrôlez pas l’extension de vos paysans! Du coup, ces charmants idiots ne tardent pas à construire dans le domaine du dragon qui commence aussitôt à vous assaillir à l’aide de ses vagues de serpents volants.

Vous devrez donc gérer au mieux votre or dès les premières minutes, tirant partie du système de Seigneurs, des héros que vous pouvez emmener avec vous d’une partie à l’autre et qui gardent leur équipement et leurs niveaux. Vous pourrez en choisir un à chaque fin de mission et il rejoindra la liste de ceux que vous avez déjà choisis auparavant. Vous pourrez ensuite débourser une fortune pour les ramener sous votre contrôle grâce à la Chambre des Lords.

De même, pour accomplir les objectifs les plus difficiles, il faudra parfois dépenser jusqu’à 10 000 pièces d’or pour que vos héros, en petits groupes, daignent affronter le grand dragon. Et puisqu’ils ne viennent pas tous en même temps comme dans un jeu de stratégie plus classique, vous soupirerez souvent en voyant ceux qui arrivent en premier succomber par manque de soigneurs ou de tanks.

Vous pourrez cependant limiter ce problème en formant de petits groupes qui resteront ensemble grâce à l’auberge.

Majesty 2 : Un gameplay complet

Une quantité incroyables de héros, d’objets et de sorts

S’il y a une chose dont peut se targuer Majesty 2, c’est de proposer de nombreuses possibilités. Vous aurez ainsi 7 guildes donnant chacune accès à 1 classe, environ 5 compétences et entre 1 et 3 sorts utilisables par sa majesté, vous. Ces sorts vont du soin à la protection divine et tous coûtent plus ou moins d’or, comme toutes vos autres interventions.

A cela on ajoutera 8 temples, permettant chacun d’engager l’évolution naturelle d’une classe de héros, comme les paladins ou les prêtresses d’Agrila, chacun des temples ajoutant encore des sorts de majesté.

Viennent ensuite les boutiques, dont vous pourrez améliorer la sélection selon vos goûts, proposant par exemple des armures plus efficaces pour les guerriers, ou des arcs plus mortels pour les gardes. Le marché quant à lui proposera des potions et des bijoux enchantés, le bazar se concentrant sur les elixirs de buffs temporaires pour vos héros les plus riches.

A vous donc de déterminer l’ordre dans lequel vous améliorerez tous ces bâtiments, en fonction de votre stratégie ou de la situation du moment (les religieuses étant mieux parées que les autres contre les morts vivants par exemple).

Rien à redire côté variété des classes et des sorts donc.

Majesty 2 : Un jeu agréable mais mal rythmé

Conclusion

Majesty 2 est un jeu bourré de potentiel mais qui frustre par sa progression mal dosée et par un système de prime sympathique mais dur à utiliser pour les objectifs majeurs.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment en jouant à cette simulation de royaume fantasy un peu spéciale qui parvient à allier stratégie et aspects RPG de manière satisfaisante et je jouerais sans doute à l’extension Monster Kingdom qui, parait-il, résout une bonne partie des problèmes de la campagne originale.

Les plus :

      • Un gameplay original et moins nerveux qu’un STR classique
      • De nombreuses possibilités
      • Un style général sympathique

Les moins :

      • Une difficulté très mal dosée
      • Un système de primes parfois frustrant
      • Un univers très superficiel

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